No colours anymore I want them to turn black



J'aurais tout aussi bien pu intituler cet article "La vie de patachon", or il se trouve qu'en ce moment, la vie de patachon et les Rolling Stones vont très bien ensemble.
Je m'explique, en ces derniers jours de vacances, je serais bien fourbe de vous faire croire que j'enchaîne sorties sur sorties et que je m'éclate comme une petite follasse avant de me lancer corps et âme dans une vie qui n'en sera
plus une : la vie en classe prépa.

Non rien de tout ça, chez moi vacances rime avec déchéance. D'abord ça commence par une perte de goût vestimentaire, je mets les vieilleries immondes trouées et délavées pour "garder" mes beaux vêtements pour le jour où je sortirai, mais avec la chaleur (si, vingt-trois degrés c'est chaud), le jean se fait vite futile, du coup, j'ai opté depuis quelques semaines pour l'association culotte de mémé-haut de maillot de bain au sortir de la douche matinale. Et quotidienne, récession alarmante niveau coquetterie ne veut pas dire hygiène déplorable (en tout cas pas chez moi). Bref, là vous ne voyez pas trop le rapport avec les Rolling Stones, non non les bonnets de mon maillot ne sont pas affublés des fameuses langues dont la réputation n'est plus à faire, mais la bande à Micky intervient l'après-midi, la période de la journée où ma patachon's life
est à son paroxysme.

Avachie sur mon transat, à l'heure où le soleil est au zénith et où mon petit ventre prend peu à peu la couleur d'une tartine brûlée, j'écoute les Forty Licks des vétérans du rock, entre vingt pages de mon nouvel ami Proust. Une page prend trois minutes à lire, et il y en a trois-mille en tout, allez allez les matheux c'est à vous combien de jours faudra-t-il à Gisèle pour achever la lecture complète d'A la recherche du temps perdu ? Bon vous me redirez quand vous aurez trouver, moi j'ai la flemme de faire le calcul. Heureusement, j'ai été grâciée des trois-mille page, je n'en ai "que" trois-cent à me farcir, soit un dixième de l'ouvrage ! Hey! j'étais en ES quand même, spé maths SVP.

A part faire la crêpe sur ma terrasse, et lire des livres un peu complexes pour mon cerveau en congés estivaux, j'occupe le reste de mon temps à aller sur des blogs à chier et à laisser faner le mien. Je vais bien entendu faire ma petite balade sur Facebook quand j'ai des messages, ce qui peut (comme en ce moment) m'entraîner dans des dicussions aussi insipides que douteuses, voire même malsaines, avec un garçon qui m'a lui-même ajoutée en tant qu' "ami" et qui "ne voit pas qui je suis", alors que je suis son ancienne voisine... Il reste comme dernier compagnon fidèle des vacances, le poste de télévision, qui depuis mercredi dernier est devenu la source de sérieux conflits
entre ma soeur et moi.

La télé qui était dans ma chambre est maintenant à Dijon, finies les soirées du vendredi à se détendre devant Sex and the City bien au chaud sous la couette, et mon gros ours en peluche en guise d'oreiller. Non maintenant c'est Secret Story, avec Benji la tête à calottes qui n'a de cesse de titiller les deux lesbiennes en froid, et qui au moment où elles vont se retrouver déclare que c'est à elles de régler leur différend en dehors de l'émission, et qu' "on" n'a pas à s'en mêler. Dernier débat houleux en date à propos du programme télé : la deuxième partie de soirée du mardi. Tandis que ma cadette veut à tout prix regarder une autre nullité made in TF1, j'ai nommé "L'île de la Tentation", avec dans le générique une petite citation d'Oscar Wilde pour faire croire qu'on est intelligent, alors que ceux qui participent à cette émission ne doivent pas être nombreux à avoir décrocher le Brevet des Collèges; M6, une chaîne que d'ordinaire j'apprécie énormément, veut encore faire souffrir les pauvres adorateurs de Desperate Housewives (non contente de diffuser les nouvelles saisons de la série de plus en plus tard) en proposant les deux derniers épisodes de la saison 2 le mardi soir, à la place du mercredi soir, comme à l'accoutumée. Dans la bataille Wisteria Lane/Diamante K, c'est finalement Lynette et ses amies qui ont eu le dernier mot... pour le moment. Verdict dans deux heures et demi heures, dans le sang et les larmes peut-être (ou pas).




Au moins un programme télé sur lequel ma soeur et moi tombons daccord sans problème : That '70s Show. Enfin maintenant que "12 coeurs" est diffusée à sa place sur Nrj12, il n'y aurait même plus lieu de se quereller...


HAPPY TOGETHER

# Posté le mardi 26 août 2008 14:10
Modifié le mercredi 27 août 2008 06:10

To FaceBook or not to FaceBook



Au départ j'étais plutôt "Not to FaceBook". J'avais vu le reportage consacré au site en vogue dans le treize heures de France2
, et franchement, je n'en avais pas vu l'utilité. Quelques mois plus tard, certains propriétaires de blogs ont commencé à dire qu'ils rompaient avec Skyrock pour s'installer sur le réseau FaceBook, FaceBook allait-il alors devenir le remplaçant de Skyblog ? Après MySpace, voilà que notre hébergeur se trouvait à nouveau en concurrence face à un site idolâtré par ceux qui se revendiquent de la communauté branchée ! Puis, par un après-midi maussade où M6 ne diffusait ni de rediffusions de Super Nanny ni de téléfilms allemands, la curiosité s'est emparée de moi...

Je voulais voir qui des élèves de Pergaud étaient sur le réseau. Il a d'abord fallu que je m'inscrive, et c'est là que j'ai fait ma première bourde. Voulant à tout prix être discrète, et ignorant le fonctionnement de FaceBook, je me suis cachée sous un pseudonyme qui respectait mes initiales : "Ella Covet". Je craignais qu'en visitant les pages de mes compères, ceux-ci aient connaissance de mon passage, ou encore que mon adhésion au réseau soit rendue "publique" sur le site, du genre "Bienvenue à .... qui nous rejoint aujourd'hui !". Ella Covet, on s'en fout, personne ne la connaît alors elle peut bien faire ce qu'elle veut. Le problème, c'est qu'après avoir vu quelles étaient les personnes qui appartenaient au réseau "Lycée Louis Pergaud Besançon", j'ai voulu me désinscrire de FaceBook, or, une fois qu'ils vous tiennent, ils ne vous laissent pas partir comme ça. J'ai donc laissé tomber, et dans les heures qui ont suivi, j'ai reçu un mail de la part de FaceBook me disant qu'une de mes copines m'avait ajoutée à ses "amis". "Bonjour Ella ! Emilie vous a ajouté..." QUOI ? Comment elle a pu savoir que Ella c'était moi ? La honte, si ça se trouve je me baladais tranquillement de page en page, mon pseudo et surtout mon adresse MSN visibles aux yeux de tous les utilisateurs (je précise que dans mon adresse MSN figure mon VRAI prénom). Alertée, j'ai aussitôt voulu rectifier le tir et donner ma véritable identité au site, sauf que j'ai bien eu du mal à y arriver : impossible de me défaire d'Ella Covet, mon adresse MSN était associée à son nom. Finalement j'ai quand même réussi à me débarrasser de ce pseudo, et je me suis dit que maintenant que j'étais sur le réseau et que les utilisateurs de FaceBook qui étaient dans mes contacts MSN pouvaient savoir que j'y étais, je devais remplir mon profil. Ce que j'ai fait il y a une semaine, soit plus d'un mois après la mésaventure du pseudo d'actrice porno belge.

Depuis, je goûte aux joies que procure ce site quelque peu inutile je maintiens, mais cependant divertissant. Je rejoins des groupes qui m'aident à me sentir mieux, j'ai en effet trouvé des gens qui n'ont pas honte de porter des culottes Petit Bateau, d'autres qui ne peuvent pas faire trempette dans la mer sans craindre que le revival des Dents de la Mer se produise imminemment, ou qui pensent que Chris Martin ferait bien d'aller se couper les cheveux en vitesse. Et aujourd'hui, suivant les bons conseils de Vivien, j'ai répondu à des quizz... Le premier, sympa, avait pour but de me dire à quelle chanson de Led Zeppelin je "correspondais", et il s'agit de "Since I've been loving you". Avec le recul, je me dis qu'on ne pouvait guère être déçu par le résultat de ce quizz, puisque ça aurait aussi bien été obligatoirement une chanson de Led Zeppelin et qu'en plus, on doit dire quel est l'album du groupe que l'on préfère. Si j'avais répondu "Led Zeppelin IV" au lieu de "Led Zeppelin III", il y a fort à parier que la chanson pour laquelle je suis faite soit "Stairway to heaven"... Le deuxième quizz, lui, m'a beaucoup moins ravie, du moins le résultat. Il promettait pourtant d'être super, "Pour quel homme célèbre êtes-vous faite ?". La page sur laquelle j'ai pris le quizz est celle d'une copine, et son résultat était Brad Pitt. J'ai donc foncé et répondu le plus sincèrement possible aux questions un peu tirées par les cheveux, et ayant terminé, je me suis frotté les mains et ai cliqué pour qu'apparaisse le résultat. Alors, Johnny Depp ? George Clooney ? Mais pour qui suis-je faite ! ... Horreur et damnation : JACQUES CHIRAC. Passé le choc de la photo de l'homme politique, je lis les petites lignes qui l'accompagnent et résument ce qu'il me faut : un mec vieux, cultivé, avec un gros compte en banque et une santé fragile, comme ça il ne me fait pas chier, il reste au lit pendant que moi je vais faire flamber sa Gold. Oh mon Dieu, quand j'ai répondu "Une grande maison, un chien, trois enfants" à la question "Comment vous imaginez-vous dans dix ans ?", je ne m'imaginais pas avec Jacky ! J'ai trop honte, alors je supprime vite le quizz et surtout son résultat de mon historique d'activités facebookiennes. Le pire c'est qu'après avoir fait rire ma soeur en lui racontant tout ça, elle a voulu à son tour faire le test, sauf que elle, l'homme célèbre pour lequel elle est faite, c'est Pete Doherty ! Alors voilà, merci FaceBook de m'avoir dit que j'étais très romantique tendance mélodramatique, que si j'aimais quelqu'un je pouvais vite devenir cinglée, et que par-dessus le marché, mon type d'hommes c'était Jacques Chirac à la retraite, vraiment, merci du fond du coeur.


Il paraît que même Suri Cruise a cédé à la tendance, alors n'hésitez plus, inscrivez-vous.
To FaceBook or not to FaceBook
# Posté le vendredi 15 août 2008 12:18
Modifié le vendredi 15 août 2008 16:30

(Je soupçonne les joueuses de flûte d'être les catins de l'Antiquité)

(Je soupçonne les joueuses de flûte d'être les catins de l'Antiquité)







- "C'est Monsieur Paul ou Monsieur Frank ?"
- "... c'est Paul Frank..." ________:_____:______













Une après-midi avec ma soeur et ma cousine...
# Posté le mardi 12 août 2008 13:43
Modifié le mardi 12 août 2008 17:26

" Like time, there's always time On my mind So pass me by, I'll be fine Just give me time... "

" Like time, there's always time On my mind So pass me by, I'll be fine Just give me time... "
Plus jeune, je rêvais que j'étais la femme de Patrick Fiori, et que nous invitions nos amis, Garou et Julie Zenatti, à venir manger à la maison. Aujourd'hui si je devais m'imaginer vivre aux côtés d'un chanteur, je choisirais plutôt Damien Rice. Cela fait un an que j'ai découvert "O". Je me revois faire ma valise, la veille de mon départ en vacances, en découvrant les dix bijoux de l'album, m'attardant sur la piste 9, proclamée après deux écoutes "magnificence musicale". Assurément, le talent de Damien éclipse celui de nos trois jojos de comédie musicale. Mais c'est comme ça, on commet presque tous des erreurs en matière de musique. Certains ont été biberonnés à Bob Dylan tandis que d'autres ont ingurgité dès leur naissance les niaiseries musicales du genre, d'Allan Théo à Lorie en passant par Corona, Larusso et tous les boys bands qui ont connu leurs heures de gloire dans les années 90 (les 2Be3, Alliage ou les Worlds Apart, pour ne citer qu'eux...). Après, tout est une question d'évolution. Ceux qui ont vécu avec dévotion l'ère Jordy et qui ont acheté les albums d'O-Zone, de Sebasto (fais la poule) ou encore de Bébé Lilly, se sont égarés sur le chemin du bon goût, c'est sûr. Mais ensuite, on peut très bien avoir aimé le groupe Manau à l'âge de dix ans, et se racheter une culture musicale au fil des années, on n'a pas tous la chance d'être la progéniture de Philippe Manoeuvre ! Si je dis cela, il est clair que c'est parce que je le pense sincèrement, mais aussi parce que je souhaite me rassurer. Et j'en ai besoin, rien n'est plus sûr, visez donc mon "parcours musical"...

J'ai démarré avec les génériques de mes séries préférées de l'époque, Hélène et les Garçons, Salut les Musclés, Premiers Baisers et tout ce qui fait peur à voir. ça ne volait donc pas bien haut, mais bon, j'étais vraiment jeune. Un peu plus âgée, j'ai cédé à la mode Wes, Dam Dam Deo, Sate San et Yakalelo. Après, il y a eu la grande variété française, Jean-Jacques Goldman, Céline Dion, Tina Arena et toute la bande. Je me suis mise à l'anglais avec Mariah Carey et son album Heartbreaker. Ensuite, j'ai commencé à toucher le fond avec Hélène Ségara, rejointe quelques années plus tard par Natasha Saint Pier et Isabelle Boulay, dont les deux albums tournaient en boucle dans ma chambre. A cette même époque, j'ai comme pas mal d'autres adolescentes infortunées reçu à Noël l'album des L5, à ma plus grande joie, et j'ai également commencé à aimer Britney Spears. Mais surtout, mon idole de l'époque, c'était Shakira. Encore aujourd'hui, les paroles des chansons de l'album Laundry Service n'ont aucun secret pour moi. Puis, t.A.T.u et Avril Lavigne ont squatté ma chaîne hi-fi. J'ai de manière plus significative remonté la pente avec Evanescence surtout, mais aussi avec Limp Bizkit, Placebo, Linkin Park, N*E*R*D, Muse et Keane encore. Les choses se sont précisées à l'entrée en Seconde, lorsque j'ai (re)découvert Stereophonics et Archive. Parallèlement à cela, j'ai amorcé une nouvelle chute en écoutant la radio Skyrock dès que je le pouvais. A moi Rohff, Kool Shen, Sniper, Magic System et Diam's ! Si je vous dis que j'ai acheté deux compiles Planète Rap vous allez avoir envie de me jeter des pierres, et je vous comprendrais assez. C'est en début de Première que j'ai mis fin à la parenthèse "rap et R&B nooooooooooon stop", et que je me suis souvenue que Bloc Party et les Strokes, c'était quand même génial. Enfin, alors que l'année 2006 était près de s'achever, c'étaient les albums de Charlotte Gainsbourg, de Phoenix, d'Hafdis Huld et de Snow Patrol dont je ne me lassais pas. Depuis, j'écoute avec ravissement les Rolling Stones, et voue un culte sans borne à Craig Armstrong et à Neil Young.

Comme quoi, la génération Télétubbies n'est pas forcément perdue, après la folle période Tokio Hotel du moment, elle se mettra peut-être bientôt à Coldplay puis à Led Zeppelin. On peut ne pas être la fille de Philippe Manoeuvre et avoir envie de découvrir foncièrement les grands noms du rock, histoire de rattraper le temps passé à lire Star Club à la place des Inrockuptibles...
# Posté le dimanche 20 juillet 2008 18:00
Modifié le mardi 22 juillet 2008 07:19

Pieces of what, pieces of what...

Pieces of what, pieces of what...



. Nick Cave sur écran géant, c'est . .sûr que c'est pas tous les jours...

















_________Samedi ____________________________________________________Dimanche__________

• Tunng ___________________________________________:_________ • The Blakes
• Vampire Weekend ___________________________________________ • Moriarty
• Midnight Juggernauts ____________________________-____________ • French Cowboy
• Phoebe Killdeer & The Short Straws ________________________/_____ • MGMT
• The Dø _______________________________:_______________/_____ • Cali
• Grinderman _______:_________:__________:_________:______/_____ • Babyshambles
• The Wombats ___:_:____:___:_:_____:____:___:_____:_:____:__/___:__ • The Offspring
• N*E*R*D ___________:______:____:_________:__________:___/_____ • Moby
• CSS




[ Et pour les assoiffés de lecture... ]


La semaine dernière, nous étions en route pour les Eurockéennes, munies de sacs de randonnée ou encore de cabas remplis à craquer de rouleaux de papier toilette, de paquets de chips et de couvertures polaires, entre autres. Débarquées une heure et demie après notre départ au camping des Eurockéennes, nous marchons jusqu'au futur emplacement de notre tente, sous la chaleur et sous les "Apéro !" des joyeux lurons semblant avoir déjà bien entamé la bouteille de Pastis. Pastis au camping, Pastis... ding ding ding ! Une fois arrivées à destination, nous nous débarrassons des sacs qui entaillent nos épaules et prenons cinq minutes pour souffler...avant de monter la tente ! En voyant l'amoncellement de nos affaires, un de nos voisins de tente lance à ses comparses "Oh elles elles ont amené leurs bagages !". Pourtant, ce que nous avons emporté avec nous n'est rien en comparaison de celles et ceux qui étaient carrément venus avec leurs VALISES ! A roulettes s'il vous plaît, très pratique dans la boue. Et de la boue, Dieu sait qu'il y en eut ! Le vendredi et le samedi, le soleil était majestueusement au rendez-vous, mais le dimanche... Pluie durant toute la journée, ce qui signifie gadoue à volonté ! Les Converse blanches que ma soeur m'avait prêtées ont vite rendu l'âme, et j'enviais ceux qui avaient eu la bonne idée de chausser leurs bottes en caoutchouc. Pluie intempestive ou soleil de plomb, quoi qu'il en soit nous avons intensément profité de ce week-end de festival. Un festival qui s'est révélé être un festival de beaux garçons, impossible de faire deux mètres sans croiser une beauté chevelue juste ce qu'il faut... Au concert des Midnight Juggernauts, ce fut l'apothéôse. Ah ça, je ne me suis jamais sentie aussi moche ! Dix canons au mètre carré, ça vous file des complexes. Notons aussi la présence à ce concert de nombreux Paul-Henri et Charles-Edouard, pull bleu marine sur les épaules, pilotes sur le nez et crinière de lion brushée à l'hélium. Bref, on aurait presque pu se croire à Saint-Germain-Des-Prés, si nous n'avions pas réussi à nous placer juste devant une bande de loosers qui s'amusait à faire des pogos rien qu'entre eux, à frapper leurs poings sur leur torse dénudé tout en rugissant tels des bêtes féroces, et en ne cessant de nous mettre des coups dans le dos. Ce fut également un festival de couples. Eh oui, il y avait de l'amour dans l'air à Belfort la semaine dernière ! Nous qui espérions nous trouver un "couvercle" pendant le week-end, nous avons vite constaté que la majorité des garçons présents aux Eurocks étaient venus avec leur chérie... Concert de MGMT : l'archétype du garçon idéal se pointe et essaie de se frayer un chemin dans la masse de spectateurs, en tenant par la main sa copine. Bien sûr, ils viennent se mettre à côté de nous, et j'avoue que mes yeux ont autant louché vers la scène que vers ce qui se trouvait à ma droite, c'est-à-dire eux. Le bellâtre à chemise à carreaux tenait dans ses bras sa bien-aimée et la couvrait de baisers attendrissants, triste beau à pleurer. Quelques heures plus tard, au concert des Babyshambles, rebelote ! Vu le monde qu'il y a, on ne peut pas avancer bien loin et nous sommes forcées de nous coller derrière un jeune couple, qui visiblement s'entraînait pour battre le record de la plus longue pelle du siècle. Aussi, dès que la fille se faisait un tantinet bousculer, le garçon se jetait sur elle pour la protéger et repoussait furieusement vers l'arrière (ou l'avant) les "vagues humaines" qui venaient troubler la tranquilité des jolis amoureux. De quoi donner envie de se pendre. Heureusement, aux Eurocks il y avait aussi des personnages qui nous ont fait sourire, et ainsi empêché de ruminer sur notre abominable célibat. Au concert des Offspring, une bande de garçons âgés de vingt à vingt-cinq ans à peu près étaient devant nous, et ça se voyait qu'ils étaient de vrais fans. Dès qu'une chanson débutait ils hurlaient joyeusement, se mettaient des claques amicales dans le dos et chantaient en choeur, un bonheur ! Rien à voir avec des gros lourdeaux, bourrins et j'en passe, non. Ils se baissaient si on voulait prendre des photos, l'un d'entre eux s'est confondu en excuses après avoir accidentellement bousculé l'inconnu qui se trouvait à ses côtés (et qui dans la bousculade avait vu le contenu de la bouteille de Coca qu'il tenait entre les mains se déverser sur sa veste), et à la fin, ce même gourgandin décidément poli s'est retourné vers moi pour me demander pardon. De quoi, je l'ignore, il a dû croire que ses gesticulations m'agaçaient, mais que nenni ! "Mais c'est rien !" lui ai-je répondu ! S'il s'avait comme ça fait du bien de voir des gaillards s'éclater autant et de bon coeur. Dans la catégorie jemefaisdesamis.com, il y avait aussi le garçon et la fille qui se sont retrouvés à nos côtés au concert des Wombats. Ou comment sympathiser en parlant de Bob l'éponge et Patrick l'étoile de mer... Dommage que nous les ayons perdus après s'être fait compresser devant la scène.
Amoureux, bombasses, lourdeaux, pétasses ouhlala-j'ai-bien-fait-de-mettre-mon-Borsalino-ça-cogne-aujourd'hui, sacs à vin ou gens sympathiques, n'en oublions pas le plus important aux Eurockéennes : les artistes ! Contrairement à ce que j'ai pu lire sur différents blogs, j'ai trouvé la programmation de cette année plus que satisfaisante. A chaque fin de concert, j'avais envie d'acheter l'album du groupe ou de l'artiste que je venais de voir. Je ne voudrais pas faire ma Nagui ("Allez voir les artistes !"), mais voir un artiste en live, c'est quand même autre chose que d'écouter son disque, c'est particulier, émouvant... je dirais même transcendant. OK je m'arrête là, transcendant c'était pour la fête de la musique. ;)

L'année prochaine s'il pouvait y avoir Stereophonics, Garbage, Archive, Oasis, The Vines, Black Rebel Motorcycle Club, PJ Harvey, Damien Rice, Neil Young... ça serait pas mal (tant qu'à faire !).

P
# Posté le jeudi 03 juillet 2008 06:31
Modifié le mercredi 06 août 2008 13:37